La santé en vidéo
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Un robot au CHU, pour quoi faire ?

Des chirurgies avec moins de saignements, plus rapides et des patientes avec moins de douleurs post-opératoire... Le professeur Malik Boukerrou chef du service Gynécologie-Obstétrique nous dit tout sur ce nouveau robot.

La Robotique médicale fait son arrivée à La Réunion. Depuis plusieurs années, les équipes du CHU travaillent sans relâche sur la mise en place de ce nouveau dispositif. Un travail qui porte ses fruits puisque les premières opérations « robot assistées » ont vu le jour début 2020 à la fois au CHU Félix Guyon de St Denis et au CHU Sud.

A Terre Sainte, c’est l’équipe du Professeur Malik Boukerrou, chef du service Gynécologie-Obstétrique, qui intègre désormais cette technologie pour réaliser ses interventions.

 

Pourquoi se doter d'un tel équipement ?

" Pourquoi on voulait se robot ? On est déjà 160 en France à avoir le robot, on est je pense le dernier CHU à l'avoir acquis, précise le professeur Malik Boukerrou. Il y a 5000 robot qui sont déjà en route dans le monde. Il est clair qu'aujourd'hui dans un CHU de cette envergure, on ne peut plus se passer des nouvelles technologies notamment opératoires. Ça y est maintenant on l'a, on peut l’utiliser. Le robot Da Vinci c'est une technologie complémentaire à des interventions qu'on fait déjà sous cœlioscopie. Des interventions mini invasives.
La cœlioscopie, elle existe déjà, c'est une technologie qu'on connait très bien, avec laquelle en pratique régulièrement nos interventions notamment en gynécologie. Le robot, ça va être une assistance complémentaire à cette technologie de chirurgie mini-invasive.

Globalement, il est constitué de trois éléments. Il y a le chariot patient sur lequel on va retrouver les bras qui vont se mobiliser lors des mouvements du chirurgien, il y a la console chirurgien là où je vais positionner les mains pour actionner les bras du robot et puis il y a la colonne centrale, le cerveau sur laquelle on va retrouver toute la technologie de ce robot. On va retrouver également les énergies électriques pour pouvoir faire les coagulations et puis l'écran de retour qui va permettre à l'équipe qui n’est pas en console chirurgien de pouvoir participer et visualiser l'intervention."
 

Pour le chirurgien, les avantages de ce dispositif sont nombreux. C’est d’abord l’ergonomie de son poste de travail qui est totalement nouvelle. Il est installé sur une confortable console de pilotage séparée de la table d’opération, le visage totalement immergé dans ce véritable cockpit de contrôle. L’image 3D et haute définition fournie par le système permet une précision extrême. Le système de commande, quant à lui, corrige les micro-tremblements de la main et autorise le chirurgien à procéder à des mouvements encore plus complexes.


Les équipes du CHU ont-elles dû se former à l'utilisation de ce robot ? 

"La formation nécessaire elle est très claire, ce sont des heures et des heures de simulation, d'apprentissage hors patient, hors vivant, indique encore le professeur Malik Boukerrou. Et puis des jours avec des équipes expertes qui font du robot depuis 10 ou 15 ans qui nous ont permis de dédramatiser les installations et d’envisager se côté novateur avec plus de sérénité. Cette formation et cette sélection, elle a aussi été opéré chez les infirmières de bloc opératoire qui vont nous aider on a besoin d'une équipe robotique donc on a aussi sélectionné deux infirmières par spécialités donc il y a 6 infirmières robotique dans notre équipe."

 

Gaëlle Jolland, infirmière au bloc opératoire précise " on peut avoir différents rôles, on peut être assistante du robot comme on peut être aussi instrumentiste et circulant puisqu'il faut différentes étapes pour une intervention robot-assistée qui comprennent l’installation de la salle ensuite l'installation du robot pour l'intervention et ensuite l'instrumentation ou l’aide pendant intervention il y a une procédure qui est différente par rapport aux stockage du matériel par rapport à la stérilisation donc il fallait que tout le monde se coordonne pour que ce soit fluide et que ça fonctionne."

 

Quel interêt pour les patients ?

"L’apport du robot pour la patiente ce sont des chirurgies qui sont réalisées avec moins de saignements qui sont plus rapides des chirurgies qui vont épargner leurs fonctions nerveuses donc les fonctions vésicales les fonctions digestives par exemple ce sont des patientes qui vont avoir moins de douleurs post-opératoire et globalement, ce sont des chirurgies qui vont permettre des sorties plus rapides", termine le professeur Malek Boukerrou. 

 

Cet équipement de pointe, acquis avec l’aide de l’ARS, confirme la volonté du CHU de poursuivre sa mutation technologique. Il va permettre de proposer aux réunionnais une prise en charge médicale toujours plus précise et représente également pour les professionnels de santé un outil synonyme de confort et d’efficacité. Enfin, en accompagnant les jeunes chirurgiens dans leur formation il contribue à l’amélioration permanente de l’offre de soins du CHU de LA Réunion.

 

Une vidéo réalisée par Blabla Prod avec le soutien de :

- La CGSS Réunion

- Le CHU La Réunion

- L'Agence Régionale de Santé La Réunion

- Le GIE Vieillissement ACTIF

- La CAF de La Réunion

Retrouvez le magazine Vital sur Réunion la 1ère