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Vaccin contre la covid-19 : lancement de la dose de rappel

Les études récentes montrent que les vaccins contre la covid-19 perdent en efficacité avec le temps, particulièrement contre le variant delta. A l'instar d'autres vaccins, une dose de rappel est désormais recommandée pour certains publics. On fait le point !

Dose de rappel du vaccin contre la covid-19, une formalité ?

La baisse de protection des vaccins contre le coronavirus concerne surtout l’efficacité contre la contamination et contre les symptômes de la maladie. Par contre, l’efficacité contre les formes graves reste élevée, quel que soit le vaccin.

Pour éviter cette baisse de protection, et suivant les avis de la Haute Autorité de Santé, du Conseil scientifique et du Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale, les personnes les plus fragiles sont désormais encouragées à recevoir une dose de rappel.

Public concerné par la dose de rappel

Les personnes concernées par la dose supplémentaire du vaccin contre la covid-19 sont :

  • Les résidents des EHPAD et des USLD
  • Les personnes de plus de 65 ans
  • Les personnes à très haut risque de forme grave (1)
  • Les personnes présentant des pathologies facteurs de risque de forme grave, selon la classification établie par la Haute Autorité de Santé (2) ;
  • Les personnes sévèrement immunodéprimées ;
  • Les personnes ayant reçu le vaccin Covid-19 Janssen.
  • En l'état actuel des connaissances, les patients ayant contracté la Covid-19 après leur premier schéma vaccinal ne doivent pas recevoir de dose de rappel.

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En l'état actuel des connaissances (à la date de publication), les patients ayant contracté la Covid-19 après leur premier schéma vaccinal ne doivent pas recevoir de dose de rappel.

Délai pour l'effectuer

Le temps d'attente pour réaliser le rappel du vaccin contre le coronavirus dépend des personnes concernées.

Il faudra compter au moins 6 mois après la deuxième dose pour les résidents des EHPAD et des USLD, les personnes de plus de 65 ans, les personnes à très haut risque de forme grave et les personnes présentant des pathologies facteurs de risque de forme grave.

Le rappel devra être effectué entre entre 3 et 6 mois après la deuxième dose pour les patients sévèrement immunodéprimés.

Pour les personnes ayant reçu le vaccin Janssen, le délai minimal est de 4 semaines entre la l'injection et la dose de rappel.

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Les lieux de vaccination pour la dose de rappel

L'injection de la dose de rappel sera proposée aux résidents des EHPAD et des USLD au sein de leurs établissements.

Pour les autres personnes, le rappel pourra être effectué soit en centre de vaccination soit auprès d’un professionnel (médecin, pharmacien, infirmier, sage-femme).

Vaccins proposés pour la dose de rappel

Conformément à l’avis de la Haute Autorité de Santé du 23 août, la dose de rappel pourra être effectuée indifféremment avec le vaccin Pfizer-BioNTech ou le Moderna, selon les vaccins disponibles ; quel que soit le vaccin utilisé pour la primovaccination. Les patients ayant bénéficié d’un premier schéma vaccinal avec le vaccin Astra Zeneca ou Janssen doivent également bénéficier d’une dose de rappel avec un vaccin à ARN Messager. Pour rappel à La Réunion, seuls les vaccins Janssen et Pfizer sont disponibles.


 

(1) Il s'agit des patients : atteints de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ; atteints de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ; transplantés d’organes solides ; transplantés par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ; atteints de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes ; atteints de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (liste spécifique établie par le COS et les filières de santé maladies rares) atteints de trisomie 21.

(2) Liste des pathologies associées à un risque de forme grave (liste établie par la Haute Autorité de Santé)

  • Pathologies cardio-vasculaires : hypertension artérielle compliquée (notamment complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales) ; antécédent d’accident vasculaire cérébral ; antécédent de chirurgie cardiaque ; insuffisance cardiaque ; antécédents de coronaropathie.
  • Diabète de types 1 et 2 ;
  • Pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale, notamment : broncho pneumopathie obstructive, insuffisance respiratoire, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil ;
  • Insuffisance rénale chronique ;
  • Obésité avec indice de masse corporelle ≥30 ;
  • Cancer ou hémopathie maligne ;
  • Maladies hépatiques chroniques, en particulier la cirrhose ;
  • Immunodépression congénitale ou acquise ;
  • Syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;
  • Pathologies neurologiques : maladies du motoneurone, myasthénie grave, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, paralysie cérébrale, quadriplégie ou hémiplégie, tumeur maligne primitive cérébrale, maladie cérébelleuse progressive ;
  • Troubles psychiatriques ;
  • Démence.

Sources :

Publié le 3 septembre 2021

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