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Covid-19 : quelles personnes fragiles bénéficient de l'activité à temps partielle ?

La liste des personnes vulnérables face à l'épidémie de Covid-19 et pouvant continuer à bénéficier d'une activité à temps partiel a été modifiée depuis la fin août. Un décret remet les choses à plat en modifiant la liste des personnes dites "fragiles". Ces dernières peuvent toujours bénéficier d'un aménagement de leur temps de travail.

La liste des personnes vulnérables face à l'épidémie de Covid-19 et pouvant continuer à bénéficier d'une activité à temps partiel a été modifiée (décret 2020-1098). Les personnes fragiles identifiées par l'avis du haut conseil de la santé publique (HCSP) du 20 avril 2020 et non listées dans ce décret doivent reprendre le travail avec des précautions particulières.

Activité à temps partiel : qui est concerné ?

Certaines personnes peuvent continuer à bénéficier du dispositif de temps partiel. Il s'agit :

1 - des personnes atteintes de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie),
2- des personnes atteintes d'une immunodépression congénitale ou acquise :

  • médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
  • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3
  • consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques
  • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;

3 - des personnes âgées de 65 ans ou plus et ayant un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ;
4 - des personnes dialysées ou présentant une insuffisance rénale chronique sévère.

Ces personnes peuvent poursuivre une activité partielle sur présentation à leur employeur d'un certificat de leur médecin.

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Coronavirus : Personnes à risques devant reprendre le travail avec des précautions particulières ?

D'autres personnes à risques sont engagées à reprendre le travail mais avec des précautions, le télétravail est notamment recommandé dans la mesure du possible.

  • les personnes âgées de 65 ans et plus
  • les personnes avec antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et/ou vasculo-cérébrales), antécédent d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, d'insuffisance cardiaque
  • les diabétiques, non équilibrés ou présentant des complications
  • les personnes ayant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment)
  • les personnes présentant une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kg.m²)
  • les malades atteints de cirrhose
  • les personnes présentant un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie
  • les femmes enceintes, au troisième trimestre de la grossesse.

Pour ces personnes, le télétravail à temps complet doit être privilégié. Lorsque cela n'est pas possible, le travail doit reprendre avec affectation dans un poste isolé ou une distanciation sociale associée au port du masque chirurgical en permanence.

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A télécharger

Source :

  • Décret n° 2020-1098 du 29 août 2020 pris pour l'application de l'article 20 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020 - Legifrance

Tous nos articles sont rédigés avec l'aide de professionnels de santé de La Réunion.

Publié le 20 Octobre 2020

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