5 questions sur la descente d'organes

Le prolapsus génital ou génito-urinaire appelé aussi "descente d'organes" touche un tiers des femmes. Quels sont les symptômes ? Comment la prévenir ?

La descente d'organes concerne certaines femmes... mais aussi certains hommes 

La descente d'organes touche surtout les femmes ménopausées dont le plancher pelvien est fragilisé. Mais parfois, les hommes aussi sont concernés. Luc Chevallier, gynécologue obstétricien au CHOR répond à 5 questions sur la descente d'organes.

Qu'est ce que la descente d'organes ?

Il s'agit d'un glissement des organes du petit bassin (utérus, vessie et rectum normalement retenus par le périnée) par le vagin. C'est une maladie qui touche 1/3 des femmes, essentiellement après les accouchements et surtout après la ménopause.

Chez l'homme c'est exceptionnel. Cela surviendra souvent après une chirurgie, par exemple des hémorroïdes, avec une lésion au niveau du rectum et donc une descente à ce niveau là.

Comment prévenir la descente d'organes ?

On prévient en évitant d'abimer les tissus du périnée qui soutiennent ces organes. Pour éviter de les abimer il faut éviter les trop gros efforts et en particulier toutes les pressions abdominales trop importantes. L'obésité et le tabac sont des facteurs de risque, tout comme les sports avec des percussions au sol : tennis, course à pieds, mais aussi haltérophilie sont à proscrire si on a un début de descente d'organes. Pour prévenir la descente d'organes, la rééducation du périnée après l'accouchement est essentiel, même pour les accouchements par césarienne : en effet, c'est le poids du bébé lui-même qui abime les tissus de soutien.

Quels sont les symptômes ?

Le premier symptôme est la sensation d'une boule qui descend et qui à mesure que le temps passe va s'extérioriser. Deuxième symptôme, des difficultés à uriner ou à aller à la selle.

Comment traiter la descente d'organes ?

La descente d'organe va être traitée tout d'abord par la rééducation des muscles chez le kinésithérapeute ou la sage femme. Ensuite il existe des moyens de suspension "à la place de" pour soutenir. Il s'agit d'un anneau ou d'un cube que la femme va pouvoir elle même positionner. Enfin, une intervention chirurgicale peut être envisagée dans les cas où les solutions précédentes n'ont pas été efficaces. Enfin, il est essentiel de prendre conscience de la présence de ces muscles et dans l'idéal de faire des exercices pour les entretenir régulièrement.

Publié le 22 août 2022

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