L'AVC
L'AVC

Que faire en cas d'AVC ?

En cas d’AVC, la vitesse de réaction est décisive. Pris en charge rapidement, l’AVC laissera des séquelles moins importantes, et souvent réversibles. Voici les signes qui doivent alerter, les bons réflexes et les principaux traitements.

Compte tenu de la souffrance cérébrale due à l’arrêt de la circulation sanguine, l’AVC constitue une urgence médicale. Il doit être pris en charge immédiatement afin de limiter les dommages cérébraux et les séquelles. Il est donc primordial d’en reconnaître les symptômes afin d’agir au plus vite.

Chaque partie du cerveau est spécialisée dans des tâches particulières : mouvement, sensibilité, vision, langage, etc. Selon la localisation de l’AVC, les symptômes vont donc varier. Mais certains signes visibles et soudains sont caractéristiques de l’attaque cérébrale. Ils doivent donner l’alerte.

Attaque cérébrale : les signes qui doivent alerter

  • Paralysie d’un ou plusieurs membres (bras ou jambes), le plus souvent d’un seul côté du corps émiplégie),
  • Paralysie du visage ou d’un côté du visage, entraînant une grimace, un sourire figé, lèvre tombante,
  • Perte de sensibilité ou engourdissement d’un ou plusieurs membres ou du visage,
  • Perte de la vision d’un œil ou d’une partie du champ visuel, ou encore une vue double (diplopie),
  • Difficultés à parler, à articuler, à trouver ses mots ou à comprendre ce que l’on entend,
  • Troubles de l’équilibre ou de la coordination des membres,
  • Troubles de la vigilance pouvant aller jusqu’au coma,
  • Mal de tête brutal, intense et inhabituel.

L’intensité de ces symptômes peut être maximale d’emblée, ou s’accentuer au fur et à mesure, sur quelques minutes ou quelques heures. Quoi qu’il en soit, une des caractéristiques des AVC est leur survenue soudaine, sans signes annonciateurs.

Sachez-le, les symptômes d’Attaque Ischémique Transitoire (AIT) sont les mêmes que ceux d’un AVC. Mais ils ne durent que quelques minutes, et ils peuvent donc passer inaperçus ou être confondus avec un simple malaise.

Comment réagir en cas d'AVC ?

Devant tout signe d’attaque cérébrale, un seul mot d’ordre : agir au plus vite. Une action immédiate permet d'améliorer considérablement les chances de survie et de rétablissement.

Devant toute personne chez laquelle on suspecte un accident cérébral, il est capital d’appeler le 15 depuis un téléphone fixe ou un GSM. Même bloqué ou sans crédit, un portable permet d’appeler les numéros d’urgence. Si vous vous trouvez dans un pays européen, vous pouvez composer le numéro d’appel d’urgence européen, le 112.

Que faire en attendant les secours ?

  • Allonger la personne et noter l'heure de survenue des premiers signes
  • Regrouper si possible les ordonnances et les derniers examens de sang réalisés
  • Ne pas donner à boire, à manger, ni de médicaments, même s'il s'agit du traitement habituel

SOURCES

Les traitements de l'AVC — Eureka Santé par Vidal

Le traitement de l'AVC — Améli Santé

AVC - Accident vasculaire cérébral — Inserm

Cet article a été réalisé avec des professionnels de santé de La Réunion.

Article mis à jour le 20/02/2020

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Un cerveau humain dessiné sur un tableau noir
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