Vivre avec une maladie chronique

L'insuffisance rénale au quotidien

Ce qu’il faut savoir sur la greffe

Le traitement de choix de l’insuffisance rénale terminale, pour une vie quasi-normale.

La greffe consiste à transplanter chez le receveur un rein prélevé sur un donneur décédé ou vivant. Avec la greffe, les contraintes de la dialyse disparaissent : rendez-vous réguliers, régime alimentaire particulier, limitation des boissons, etc. Seul inconvénient, la transplantation rénale impose de prendre sans interruption des médicaments permettant d’éviter que le rein transplanté ne s’abîme et ne soit rejeté par votre organisme : on parle de rejet de greffe. 

Une technique médicale sûre

Après la greffe, une surveillance médicale régulière est également indispensable. Elle inclue notamment des examens complémentaires, des analyses biologiques et des consultations auprès d’un néphrologue pour détecter et prévenir toute complication. La greffe est une technique médicale de mieux en mieux maîtrisée. Près de 6 000 opérations de ce type ont été réalisées en France pour la seule année 2015, date à laquelle 57 171 personnes vivaient avec greffon fonctionnel. La greffe de reins est la plus fréquente, avec 3486 opérations en 2015.

Peu de donneurs à La Réunion

Chaque année, le nombre de personnes inscrites sur liste d’attente pour obtenir une greffe augmente. Malheureusement, malgré une nette progression depuis 2000, le nombre de donneurs reste loin de pouvoir combler cette demande. 16 539 personnes attendaient encore une transplantation rénale en France en 2015 — de très loin la greffe la plus demandée. En 2009 à La Réunion, le taux d’accès à la greffe était de 19 %, contre près de 27 % au niveau national. En d’autres termes, dans notre île, seule une personne sur cinq obtient la greffe qu’elle espère.

un personnage bleu est triste


Une personne sur cinq,
c'est pas beaucoup...

Je suis donneur sauf si je ne veux pas être donneur

Pour répondre à ce problème, l’État a précisé la loi sur le don d’organes par un amendement entré en vigueur le 1er janvier 2017. Désormais, si l’on refuse de donner ses organes après sa mort, il faudra en avoir explicitement formulé le choix, soit en informant clairement ses proches, soit en s’inscrivant au Registre National des Refus.

Dans le cas contraire, vous serez présumé donneur, et vos organes pourront être prélevés. En effet, selon la loi, nous sommes tous considéré a priori comme donneurs volontaires. En tant que citoyen, il est donc aujourd’hui important de se forger une conviction intime sur le sujet, et de choisir pour soi-même : est-ce que j’accepte de donner mes organes après ma mort, ou pas ? Et de prendre les mesures nécessaires en cas de refus.

Don du vivant

Il est également possible de donner un organe de son vivant. Pour cela, il faut être volontaire, majeur et en bonne santé, et respecter les conditions définies par la loi — en particulier être un proche de la personne en attente de la greffe. 

POUR ALLER PLUS LOIN : dondorganes.fr
Pour répondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur la greffe, l’Agence nationale de la biomédecine a publié un site spécialisé. Vous pourrez y découvrir tout ce qu’il faut savoir sur la législation, sur les étapes de la greffe et ses enjeux. Vous pouvez également y poser directement vos questions, et obtenir la réponse d’un professionnel. Consulter le site de don d'organes. 

SOURCES

Depuis quand existent les greffes d'organes en France ? — Agence de la biomédecine

L'insuffisance rénale chronique à La Réunion (page 15) — Observatoire Régional de la Santé

Combien de personnes attendent un organe ? — Agence de la biomédecine

Cet article a été réalisé avec des professionnels de santé de La Réunion.

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Illustration de l'insuffisance rénale sous forme de pictogrammes
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