Actualité
Le 19 mars 2018

Semaines d'Information sur la Santé Mentale : "Changer le regard porté sur les patients"

Santé psychique des enfants, troubles de la parentalité : jusqu'au 30 mars, les SISM lèvent le voile sur des sujets encore souvent mal compris. Pour Jacques Pain, représentant local d'une association de familles, le tabou est tenace à La Réunion.

L'ampleur des chiffres a de quoi interpeller. En France, un enfant sur huit souffrirait de troubles mentaux (1), et jusqu'à 80 % des mères seraient sujettes au baby blues (2). Les Semaines d'Information sur la Santé Mentale ont donc choisi de consacrer leur 29e édition aux thèmes "Parentalité et Enfance".

Co-organisatrice de l'évènement, l'Union nationale des familles et des amis de personnes malades et / ou handicapées psychiques (UNAFAM) accompagne, soutient et forme à travers ses équipes régionales des centaines de familles touchée par ces troubles. Le point avec Jacques Pain, président de l'antenne réunionnaise de l'UNAFAM.

L'objectif de ces semaines est d'informer et de débattre sur la santé mentale, est-ce un sujet tabou à La Réunion ?

C'est encore un sujet tabou oui. Personnellement, je pense par peur de la stigmatisation et par méconnaissance du sujet. Cela ne fait pas encore très longtemps qu'il existe des Centres Médico-Psychologiques et des Centres Médico-Psychologiques Pédagogiques à La Réunion. Avec le temps j'espère que cela va changer le regard porté sur les patients.

En cas de troubles mentaux chez les enfants, quels sont les signes qui doivent alerter les parents ?

Globalement, quand il a un comportement en décalage avec son comportement habituel, et que ça se manifeste par un isolement, lorsqu'il se met à refuser de parler ou d'aller à l'école, quand il devient agressif ou opposant, capricieux ou angoissé...

Votre association accompagne notamment les familles de personnes souffrant de troubles mentaux, pourquoi l'implication de la famille est importante ?

C'est l'entourage qui va être le lanceur d'alerte. C'est la famille qui est accompagnatrice vers le soin et c'est l'acteur de première ligne lors de l'arrivée des troubles, au moment des crises et dans les demandes de soin sans consentement. Donc il faut que ces familles soient informées et sachent comment réagir.

Quelles actions votre association met en place pour accompagner ses familles ?

Au niveau national, l'UNAFAM a développé des permanence pour répondre aux questions des familles. Il y a le site de l'UNAFAM et la ligne "Ecoute-famille" joignable au 01 42 63 03 03. Il s'agit de psychologues, d'avocats ou de médecins qui répondent aux questions que les accompagnants se posent.

Enfin, au niveau départemental, nous avons un groupe de parole qui se réunit une fois par mois à la Maison des Associations de l'hôpital de Bellepierre. Renseignements: 06 92 28 83 87 ou 06 92 01 52 99.

 

Pour en savoir plus sur la santé mentale et l'enfance.

Actualités récentes

20190509
20190502
20190424
Prévention
Le 24 avril 2019

"La meilleure protection c'est la vaccination"

20190418